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Droit social : Diplôme d’Université 2020

Pour la 3ème année, l'université Panthéon-Assas, Paris II, et le CSOEC proposent, pour l’année 2020, un diplôme d’Université (DU) sur le droit des relations sociales. Il est ouvert aux experts-comptables et aux collaborateurs.

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Actualité sociale

  • 06.05.11

    Lettre recommandée électronique : modalités pratiques

    Lettre recommandée électronique : modalités pratiques

    Selon l’article 1369-8 du code civil, « une lettre recommandée relative à la conclusion ou à l’exécution d’un contrat peut être envoyée par courrier électronique à condition que ce courrier soit acheminé par un tiers selon un procédé permettant d’identifier le tiers, de désigner l’expéditeur, de garantir l’identité du destinataire et d’établir sir la lettre a été remise ou non au destinataire ».

     

    Un décret n° 2011-144 du 2 février 2011 précise les modalités d’application de ce dispositif (mentions obligatoires de la preuve de dépôt et de distribution).

    Les conditions de fiabilité des systèmes d’horodatage des courriers expédiés ou reçus par voie électronique pour la conclusion ou l’exécution d’un contrat de travail sont fixées par le décret n° 2011-434 du 20 avril 2011.

    Un arrêté du même jour fixe la procédure d’évaluation et de qualification des prestataires de services d’horodatage électronique et la procédure d’accréditation des organismes qui procèdent à leur évaluation.

    Références :

    Décret n° 2011-434 du 20 avril 2011 relatif à l'horodatage des courriers expédiés ou reçus par voie électronique pour la conclusion ou l'exécution d'un contrat

    Arrêté du 20 avril 2011 relatif à la reconnaissance de la qualification des prestataires de services d'horodatage électronique et à l'accréditation des organismes qui procèdent à leur évaluation

  • 05.05.11

    Elargissement et extension de l’avenant à la convention de retraite

    Elargissement et extension de l’avenant à la convention de retraite

    Les partenaires sociaux gestionnaires des régimes ont décidé dans un avenant A-261 du 10 décembre 2010 à la CCN du 14 mars 1947 de maintenir le taux de la CET (contribution exceptionnelle et temporaire) due à l'AGIRC à 0,35 % jusqu'au 30 juin 2011 (0,22 % pour la part patronale et 0,13 % pour la part salariale). L'assiette de la CET est égale à la totalité de la rémunération dans la limite de 8 PASS.

     

    Rappelons également qu’un accord du 18 mars 2011 a été conclu par les partenaires sociaux concernant les retraites complémentaires et prévoit le maintien de la contribution exceptionnelle et temporaire (CET) jusqu'au 31 décembre 2015, aux mêmes taux qu'actuellement

    L’arrêté du 15 avril 2011 publié au journal officiel du 27 avril 2011 porte extension et élargissement de l’avenant A-261 du 10 décembre 2010.

    Cette extension et cet élargissement ont pour effet de rendre les dispositions de cet avenant obligatoires pour tous les salariés, anciens salariés et leurs ayants droit et pour tous les employeurs compris dans le champ d'application de la convention collective nationale de retraite et de prévoyance des cadres du 14 mars 1947, telle qu'elle a été élargie par les arrêtés des 24 décembre 1973, 26 décembre 1973, 10 juillet 1975, 21 juin 1988, 5 décembre 1988, 7 juillet 1989, 24 décembre 1993 et 13 juin 1994 portant élargissement du champ d'application professionnel et territorial de la convention collective nationale susvisée.

    Référence :

     Arrêté du 15 avril 2011 portant extension et élargissement de l'avenant A-261 du 10 décembre 2010 à la convention collective nationale du 14 mars 1947

  • 05.05.11

    Retraite anticipée et pénibilité

    Retraite anticipée et pénibilité

    La loi n° 2010-1330 du 9 novembre 2010 portant réforme des retraites a ouvert un droit à retraite à taux plein (quelle que soit la durée d’assurance effectivement accomplie) dès l’âge de 60 ans pour les personnes souffrant d’une incapacité permanente reconnue au titre d’une maladie professionnelle (MP) ou d’un accident du travail (AT) ayant entraîné des lésions identiques à celles indemnisées au titre d’une maladie professionnelle (lésions fixées par l’annexe de l’arrêté du 30 mars 2011 dont sont exclus les accident du trajet).

     

    Ces dispositions sont applicables pour les pensions prenant effet à compter du 1er juillet 2011 aux salariés du régime général ou agricole et aux non-salariés agricoles.

    Une circulaire DSS du 18 avril 2011 apporte des précisions sur :

    • La demande de pension de retraite ;
    • Les règles de coordination inter-régimes ;
    • Les taux d’incapacité permanente ;
    • Les dispositions spécifiques aux victimes de MP justifiant d’un taux d’incapacité permanente ≥ à 20 % ;
    • Les dispositions spécifiques aux victimes d’AT ;
    • Les dispositions spécifiques aux assurés justifiant d’un taux d’incapacité permanente < à 20 % mais ≥ à 10 % ;
    • La date de prise d’effet de la pension de retraite.

    Pour prétendre à la retraite à raison de la pénibilité, les assurés devront justifier d’un taux d’incapacité permanente reconnu d’au moins 10 %. Si ce taux est ≥ à 20 %, le droit à retraite sera ouvert sans autres conditions que la seule vérification, pour les victimes d’AT, de l’appréciation de la notion de lésions identiques. En revanche, pour un taux ≥ à 10 % et < à 20 %, le bénéfice de la retraite sera subordonné :

    • au fait que l’assuré puisse apporter la preuve qu’il a été exposé pendant au moins 17 ans à des facteurs de risques professionnels (relevant de « contraintes physiques marquées », d’un « environnement agressif » ou « liées à certains rythmes de travail) ;
    • et à l’avis d’une commission pluridisciplinaire chargée d’apprécier à la fois la validité des modes de preuve apportés par l’assuré et l’effectivité du lien entre l’incapacité permanente et l’exposition aux facteurs de risques professionnels.

    En définitive, 3 cas de figure doivent être distingués :

    • l’assuré justifie d’un taux d’incapacité permanente au moins égal à 20 %, reconnu au titre d’une MP : dans ce cas, le droit à retraite est ouvert sans autres conditions ;
    • l’assuré justifie d’un taux d’incapacité permanente reconnu au titre d’un AT : dès lors, l’identité des lésions avec celles indemnisées au titre d’une MP devra être vérifiée ;
    • l’assuré justifie d’un taux d’incapacité permanente ≥ à 10 % mais < à 20 % au titre d’une MP ou d’un AT : l’avis de la commission pluridisciplinaire est requis, cette commission étant saisie, si l’assuré a été victime d’un AT, après que l’identité des lésions avec celles indemnisées au titre d’une MP ait été vérifiée.

     Dans tous les cas de figure, l’interlocuteur unique de l’assuré est la caisse liquidatrice de la pension de retraite qui saisira, s’il y a lieu, le médecin-conseil (incapacité permanente suite à un AT) et/ou la commission pluridisciplinaire (incapacité ≥ à 10 % et < à 20 %).

    Référence :

     

    Circulaire DSS/SD2/2011/151 du 18 avril 2011 relative à la mise en œuvre de la retraite à raison de la pénibilité.

  • 04.05.11

    Méconnaissance d’une disposition conventionnelle et forfait sans référence horaire

    Méconnaissance d’une disposition conventionnelle et forfait sans référence horaire

    En application des dispositions de l’article L. 3111-2 du Code du travail, les cadres dirigeants ne sont pas soumis aux dispositions relatives à la durée du travail et en particulier à la règlementation en matière d’heures supplémentaires. Sont considérés comme ayant la qualité de cadre dirigeant les cadres auxquels sont confiées des responsabilités dont l'importance implique une grande indépendance dans l'organisation de leur emploi du temps, qui sont habilités à prendre des décisions de façon largement autonome et qui perçoivent une rémunération se situant dans les niveaux les plus élevés des systèmes de rémunération pratiqués dans leur entreprise ou établissement.

     

    Les critères ainsi définis sont cumulatifs et la jurisprudence se montre très stricte dans leur appréciation.

    Dans une affaire soumise à la Cour de cassation, un salarié avait saisi la juridiction prud’homale en vue d’obtenir un rappel d’heures supplémentaires et de repos compensateur.

    Le salarié considérait que l’employeur n’avait pas respecté la convention collective qui prévoyait à l’article 1.09 (g) (CCN du commerce et de la réparation de l'automobile, du cycle et du motocycle et des activités connexes) que « les modalités d'exercice des responsabilités, qui impliquent une indépendance et une autonomie particulières justifiant, pour les cadres dirigeants, le forfait sans référence horaire, doivent être indiquées dans le contrat de travail ou un avenant à celui-ci ». Or, son contrat de travail n’indiquant pas les modalités d’exercice, le statut de cadre dirigeant lui était inopposable.

    L’employeur arguait qu’eu égard à l'ampleur des fonctions exercées par le salarié, son autonomie, son salaire d'environ 7.000 euros mensuels, la signature comptable dont il disposait et ses fonctions d'administrateur, il possédait le statut de cadre dirigeant et qu’en conséquence, sa demande n’était pas fondée..

    Dans cet arrêt du 6 avril 2011, la Chambre sociale de la Cour de cassation fait droit à la demande du salarié et décide que l'exclusion, pour cette catégorie de cadres, de la réglementation de la durée du travail est subordonnée, en application des dispositions conventionnelles plus favorables que les dispositions légales, à l'existence d'un document contractuel écrit mentionnant les modalités d'exercice des responsabilités justifiant le forfait sans référence horaire.

    A défaut, l'employeur ne peut se prévaloir du salaire forfaitaire et de la mise à l'écart de la réglementation de la durée du travail et le salarié a droit au paiement de ses heures supplémentaires.

    Référence :

    Cass. soc. 6 avril 2011, n°07-42935

Dernières mises à jour

  • 05.07.19

    Outils : entretien avec les salariés

    Certains entretiens doivent obligatoirement être organisés avec les salariés, mais ne le sont pas, alors que les employeurs ont fréquemment recours à l'entretien d'évaluation bien qu'il ne soit pas prévu par la loi. Le non-respect des règles relatives aux entretiens peut faire courir au chef d'entreprise des risques non négligeables.

    L'expert-comptable, dont la compétence est reconnue en matière sociale, est de plus en plus sollicité pour ses avis et conseils. À ce titre, il peut informer le chef d'entreprise des règles applicables relatives aux entretiens avec les salariés ainsi que des risques encourus lorsqu'elles ne sont pas appliquées. Ayant une très bonne connaissance de la structure, il peut également proposer un accompagnement à la fois dans l'organisation des entretiens et dans l'établissement des grilles d'entretien.

    Afin d’accompagner les chefs d’entreprise, l'outil « entretien avec les salariés » :

    • liste les entretiens légalement obligatoires ;
    • explique les risques encourus en l'absence de réalisation de ces entretiens ;
    • répond aux principales questions pouvant se poser quant à l'organisation de ces entretiens ;
    • propose notamment des exemples de grilles d'entretien et de convocation aux entretiens.

    Tous les documents sont disponibles en format modifiable pour être adaptés facilement à la situation de la structure.

    > Télécharger l'outil « Entretiens avec les salariés » (PDF incluant en téléchargement signalé par des pictos, une fiche client et 10 exemples de clause, convocations, grilles).

  • 05.07.19

    Le DU en droit social pour les experts-comptables et les collaborateurs

  • 05.07.19

    Les pratiques managériales des cabinets

  • 05.07.19

    RGPD : un an déjà...